Planifier ne signifie pas décider chaque repas à l’avance. La méthode 3 × 3 prépare un petit nombre de composants compatibles afin de construire plusieurs repas selon le temps, la faim et les restes.
Choisir trois bases
Par exemple : riz ou autre céréale, pommes de terre et pain ou wraps. Les bases peuvent être remplacées selon les habitudes culturelles. L’idée est de cuire une quantité suffisante d’un ou deux éléments et de conserver une troisième option sans préparation.
Choisir trois sources de protéines
Exemple : œufs, lentilles et poulet ou tofu. Une conserve de poisson, un yaourt, du fromage ou des pois chiches peuvent jouer ce rôle. Alterner permet d’éviter que tous les repas reposent sur le même produit.
Choisir trois familles de légumes
Une famille fraîche facile à manger crue, une famille surgelée et une préparation cuite ou en conserve. Cette combinaison réduit le risque que tout dépende d’une séance de découpe le dimanche soir.
Créer une matrice, pas sept recettes
| Format | Assemblage |
|---|---|
| Bol | Base + légumes + protéine + sauce |
| Poêlée | Légumes + protéine + base déjà cuite |
| Soupe | Légumes + lentilles + pain |
| Tartine ou wrap | Protéine + crudité + condiment |
Prévoir deux niveaux d’énergie
Un repas « énergie basse » doit prendre moins de dix minutes : œufs et pain, soupe et lentilles en conserve, yaourt et fruits. Un repas « énergie normale » peut demander une cuisson. Cette distinction protège le plan lors des journées chargées.
Sécurité et conservation
Refroidissez rapidement les aliments cuits, conservez-les au froid et respectez les durées adaptées. Un plan de repas ne doit pas encourager à conserver un aliment douteux pour éviter le gaspillage.
Évaluer la semaine
Notez quels composants ont été utilisés, jetés ou manquants. La semaine suivante, ne changez qu’une catégorie. Le meilleur menu est celui qui réduit les décisions et le gaspillage sans rendre les repas monotones.
Exemple de semaine à partir d’un seul panier
Lundi : bol de riz, légumes et tofu. Mardi : pommes de terre, omelette et carottes. Mercredi : soupe tomate-lentilles avec pain. Jeudi : riz sauté avec les restes de légumes et œuf. Vendredi : tartines de lentilles écrasées, crudités et fruit. Le week-end peut utiliser les restes ou introduire un repas différent.
Cette proposition illustre la recombinaison, pas un menu universel. Les quantités, assaisonnements et aliments doivent suivre les préférences, les allergies et le budget.
Faire une liste de courses fonctionnelle
Classez la liste par zones du magasin : légumes et fruits, frais, épicerie, surgelés. Ajoutez une colonne « déjà disponible » afin de ne pas racheter les mêmes produits. Prévoyez une option de secours qui se conserve : soupe, conserves, œufs, pain au congélateur ou légumes surgelés.
Préparer seulement ce qui gagne réellement du temps
Cuire une grande quantité de riz n’est utile que si elle sera consommée et refroidie correctement. Certaines personnes gagnent davantage de temps en lavant quelques légumes, en préparant une sauce et en laissant le reste non cuisiné. Testez les tâches qui bloquent vos soirs de semaine.
Budget : comparer le coût par repas
Un ingrédient cher mais utilisé en petite quantité peut coûter moins qu’un produit bon marché jeté. Les lentilles, œufs, légumes surgelés, tomates en conserve et céréales simples offrent souvent une base économique. Les promotions ne sont utiles que si le produit entre dans la matrice prévue.
Gérer un changement de programme
Si un repas est annulé, transférez le composant fragile au lendemain et congelez ce qui peut l’être. La méthode 3 × 3 fonctionne justement parce qu’elle ne lie pas chaque ingrédient à une seule recette. Un menu trop rigide transforme chaque imprévu en gaspillage.
Révision du dimanche en cinq minutes
- Quels aliments restent ?
- Quel repas a été le plus facile ?
- Quel produit n’a pas été utilisé ?
- Quelle contrainte a provoqué une commande ou un repas sauté ?
- Quel seul ajustement faire la semaine prochaine ?



